La transformation des bâtiments, relève-t-elle d'un enjeu patrimonial ou d'une question d'utilité publique liée au réemploi des ressources ?

La transformation des bâtiments, relève-t-elle d’un enjeu patrimonial ou d’une question d’utilité publique liée au réemploi des ressources ?

Une conférence de François Chatillon,

architecte en chef des monuments historiques de France

Dans le cadre de sa rentrée académique, l’Executive Master en Patrimoine Architectural (ULB-VUB) invite à la rencontre avec François Chatillon.

" Conserver pour créer - considérer le passé comme un moteur de la création "

Pour François Chatillon, il s’agit de regarder le monde tel qu’il est : un leg du passé que l’on doit accepter comme constitutif de notre actualité afin de de se projeter à partir de cette réalité. Cela n’implique pas que tout mérite une postérité ; chaque époque, chaque civilisation produit, selon ses propres critères un travail qui ira de la mémoire à l’oubli. Le travail de l’architecte est alors toujours un travail de transformation qui se situe entre deux pôles : mémoire et oubli, conservation et démolition. La tabula rasa n’a jamais existé, même lorsqu’elle était revendiquée, il y a toujours eu un avant qu’il s’agît de transformer. Le choix de l’architecte se situe dans le « comment ».

Les bâtiments n’ont pas qu’une fonction de contenant. Ils ont une valeur symbolique, d’usage et esthétique. L’architecture répond à un champ de contraintes et les normes en font partie. Le problème avec la norme c’est qu’elle a un temps de vie très court. François Chatillon n’a pas toujours travaillé sur le patrimoine ; mais dans l’existant, sa liberté réside dans la contrainte. Et c’est de subjuguer cette contrainte qui le rend libre.

Mardi 12 novembre 2019 à 18h30.

Studio 1 Flagey - Place Eugène Flagey 18, 1050 Ixelles.

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