Apothéose de la néo-Renaissance flamande, ce château bâti par l'architecte Charle-Albert en 1869, est abandonné depuis de nombreuses années. Malgré son classement en 1988, l'édifice, victime de pillages et d'incendies, se dégrade inexorablement. De nombreux projets ont été proposés pour sa réhabilitation mais une polémique urbanistique a empêché toute décision jusqu'à présent. Le permis est en cours d'obtention pour le projet de restauration émanant de Ma2. Véritable défi pour les architectes qui s'attaquent à un château réduit à l'état de chancre, il comprend la restitution à l'identique des façades et toitures (conformément à l'application de la Charte de Venise) et l'aménagement de 1000 m² de bureau in situ. Le projet d'extension contemporaine – 3500 m² de bureau dans le prolongement de l'édifice éclectique – n'a pas été retenu malgré son orientation sobre et minimaliste.